Dans l’industrie pharmaceutique, il est facile de se concentrer sur les données, la stratégie et les indicateurs de performance. Mais derrière chaque décision se trouvent de vraies personnes. Pour Guillermo Castillo Acero, Directeur des marchés européens de taille intermédiaire chez Ipsen, cette réalité s’est imposée à lui lors d’un moment précis de sa carrière.
Au début, Guillermo décrit son rôle comme étant principalement axé sur l’atteinte des résultats. Cela a changé lors d’une campagne de sensibilisation à la spasticité, organisée en partenariat avec une association de patients. L’initiative, une course conçue pour accroître la visibilité et promouvoir l’inclusion, a rassemblé des patients, des familles et des acteurs de la santé autour d’une cause commune.
Lors de cet événement de sensibilisation, Guillermo a eu l’occasion de s’entretenir directement avec des familles. Il s’attendait à des conversations sur les traitements ou les résultats cliniques. Or, ce qu’il a entendu était bien plus personnel. Elles parlaient des défis du quotidien — s’habiller, manger, accomplir des tâches routinières — des choses souvent négligées, mais profondément significatives pour les personnes vivant avec la spasticité.
L’expérience a été émouvante. Guillermo se souvient d’avoir eu du mal à retenir ses larmes en voyant les familles se retrouver, partager et trouver de la joie simplement en faisant partie d’une communauté solidaire. Ce moment est resté gravé en lui et a transformé sa vision de son travail — non plus comme une responsabilité professionnelle, mais comme quelque chose qui affecte directement des vies, celles des patients comme celles de leurs proches.
Depuis lors, Guillermo aborde son rôle avec un sens des responsabilités plus profond. Le travail ne se résume plus à des résultats sur le papier, il s’agit de permettre une meilleure vie au quotidien. Parfois, il suffit d’un seul moment pour changer notre regard sur ce que nous faisons. Pour Guillermo, ce fut d’écouter — vraiment écouter — les patients et leurs familles, et de prendre conscience de l’impact humain derrière chaque décision.
Par Christelle Huguet, Vice-Présidente Exécutive & Directrice R&D, Ipsen
Pendant trop longtemps, la médecine moderne a abordé les maladies comme si elles étaient uniformes, définies par une étiquette plutôt que par leur biologie sous-jacente. Aujourd’hui, nous disposons d’une capacité sans précédent à explorer les mécanismes moléculaires qui façonnent le cancer de chaque patient. Ce faisant, nous transformons en profondeur la manière dont nous diagnostiquons, développons et mettons à disposition les médicaments qui comptent le plus.
Au cœur de cette transformation se trouvent les biomarqueurs. Quelles mutations sont responsables de la progression de la maladie ? Comment les cellules tumorales se distinguent-elles des cellules saines ? Et surtout, comment ces signatures biologiques peuvent-elles nous guider vers les patients dont les besoins médicaux non satisfaits demeurent les plus élevés ? La capacité à répondre à ces questions nous permet de concentrer nos efforts sur la science la plus pertinente — une science porteuse de sens.
Cependant, les biomarqueurs ne constituent qu’une partie de l’équation. À mesure que nous approfondissons notre compréhension des mécanismes pathologiques, nous devons également nous doter des outils capables de traduire ces connaissances en actions concrètes. C’est pourquoi Ipsen développe un dispositif de R&D multimodal, fondé sur l’immunomodulation de précision et sur notre expertise de la voie MAPK. Chaque modalité est conçue avec un objectif clair : cibler une biologie précisément définie afin de donner naissance à des médicaments potentiellement premiers ou meilleurs de leur catégorie.
Ce qui rend ces avancées véritablement déterminantes, c’est leur impact concret sur la vie des patients. Elles ouvrent la voie à des options plus ciblées et potentiellement plus efficaces. Mais reconnaître les domaines où les mécanismes physiopathologiques restent mal compris et où des efforts supplémentaires sont nécessaires est tout aussi essentiel. De nombreux cancers ne disposent pas encore de biomarqueurs clairement établis, et trop de patients continuent de faire face à des maladies insuffisamment étudiées ou mal comprises. C’est précisément pour cette raison que nous devons continuer à repousser les frontières de l’innovation, afin que le progrès scientifique se traduise par des changements réels.
Chez Ipsen, notre ambition est claire : développer un pipeline défini non pas par les limites des approches traditionnelles du développement de médicaments, mais par les possibilités offertes par la précision. La médecine de précision n’est pas un concept nouveau; elle est déjà à l’œuvre, transformant ce que nous pouvons apporter aux patients aujourd’hui et redéfinissant ce qui sera possible pour les générations à venir. Et à mesure que la science progresse, nous continuerons d’agir avec agilité, rigueur et détermination pour transformer les découvertes majeures en solutions concrètes pour les patients qui en ont le plus besoin.
« Pour réussir dans ce domaine, il faut avoir une certaine tolérance à l’échec et à la prise de risque. »
Au cœur des efforts de découverte amont d’Ipsen se trouve une question d’adéquation—comment une molécule interagit avec une protéine pertinente pour la maladie, et ce que cela signifie pour le potentiel thérapeutique. L’équipe d’Alexis Cocozaki se concentre précisément sur cet espace, en appliquant des techniques biophysiques et de biologie structurale pour évaluer et optimiser de nouveaux actifs au niveau atomique.
« Nous isolons des cibles protéiques spécifiques et réalisons des essais biochimiques in vitro afin d’identifier les molécules qui inhibent ces cibles », explique Alexis. Une fois qu’un composé montre un potentiel, ils passent à la validation structurale. « Nous déterminons la structure de la protéine liée à la molécule pour aider les chimistes à l’améliorer. »
Ce travail est fondamental pour la conception de médicaments basée sur la structure et pour le tri précoce des actifs. Lorsqu’un composé atteint le développement exploratoire, une grande partie de la logique moléculaire a déjà été établie. « Il s’agit de réduire l’incertitude tôt—afin que les équipes de phases ultérieures puissent avancer en confiance. »
Très tôt, Alexis a travaillé en diagnostic hospitalier—traitant des échantillons de patients, analysant des infections et générant des données. Cette exposition clinique lui a donné un sentiment durable d’urgence. « Cela m’a donné envie de comprendre ce qui se passait réellement au niveau moléculaire. C’est là que le changement commence. »
Il est convaincu que la biologie structurale est en pleine évolution. Les outils de prédiction des structures protéiques, associés à la ressource collective qu’est l’intelligence artificielle, commencent à accélérer un domaine autrefois défini par des mois d’essais et d’erreurs. « L’idée de pouvoir mettre en commun tout ce qui existe dans des ressources open source collectives pour nous guider sur ce que nous devons cibler ensuite permettra à l’industrie d’avancer rapidement. »
Par ses efforts pour ancrer la structure dans la stratégie, Alexis contribue à façonner l’approche d’Ipsen en matière de découverte de précision—où l’insight crée l’élan, et chaque atome cartographié représente un pas vers ce qui compte ensuite.
Nous avons le plaisir d’annoncer que le Sustainability Statement 2025– notre publication annuelle présentant nos engagements, nos avancées et nos priorités en matière d’environnement, de social et de gouvernance (ESG) – est désormais disponible sur notre site internet.
Cette publication marque une étape clé de notre parcours ESG. Elle est le fruit d’un effort collectif, mettant en lumière des réalisations concrètes en faveur d’un avenir plus durable pour les patients, nos collaborateurs et la société. Elle reflète notre engagement à intégrer les enjeux de durabilité dans l’ensemble de ses activités.
Pendant sept mois, plus de 140 collègues issus de nombreuses fonctions ont contribué à donner vie à ce rapport. S’étendant sur 230 pages, il illustre l’ampleur de notre ambition, soutenue par 407 indicateurs clés de performance (KPI) et renforcée par des audits menés sur trois sites et les fonctions Corporate.
Ensemble, ce travail met en avant non seulement nos progrès, mais aussi l’ampleur de la collaboration et la rigueur qui sous-tendent notre démarche de durabilité.
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Un rapport renforcé reflétant nos avancées en 2025
L’édition de cette année offre une vision claire des progrès réalisés en 2025, des défis que nous continuons à relever et des priorités qui guideront la suite de notre trajectoire. Elle est structurée autour de nos quatre piliers stratégiques.
Santé – points clés
Environnement – points clés
Social – points clés
Gouvernance – points clés
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Cap sur 2026 : capitaliser sur une dynamique solide
Les avancées présentées dans la Déclaration de durabilité de cette année illustrent le chemin parcouru, et tout ce que nous pouvons encore accomplir ensemble.
Alors que 2026 se poursuit, nous avançons avec une dynamique solide, une ambition renouvelée et un engagement partagé à poursuivre notre trajectoire en matière de durabilité. Au-delà de nos objectifs environnementaux, nous restons pleinement mobilisés pour être un employeur de référence, encourager une culture éthique forte et protéger les patients grâce à des systèmes de sécurité et de qualité robustes, de bout en bout.
En travaillant collectivement à l’échelle de l’organisation, nous continuons à construire une entreprise à plus faible empreinte carbone, plus résiliente et plus inclusive, créant ainsi de la valeur durable pour les patients, les collaborateurs et la société.
Mary Jane Hinrichs, Directrice mondiale du Développement Précoce
Redéfinir le prochain chapitre de l’innovation en cancérologie
En travaillant dans le développement précoce, j’ai le privilège d’assiter à l’émergence de la prochaine génération de sciences du médicament se dessiner – et rares sont les domaines aussi captivants que l’immuno‑oncologie (I‑O). Des premières données en laboratoire aux avancées cliniques majeures, il apparait clairement que nous entrons dans une nouvelle ère, avec le potentiel de résultats véritablement transformateurs pour les patients.
Ces progrès témoignent d’un niveau de sophistication croissant – non seulement dans notre compréhension du système immunitaire et de son interaction avec le cancer, mais aussi dans la manière dont nous répondons aux défis concrets auxquels sont confrontés les professionnels de santé, les patients et leurs familles. Malgré des avancées majeures en I‑O, les réponses des patients demeurent variables et les toxicités liées au système immunitaire fréquentes, soulignant la nécessité d’approches plus fines et plus ciblées.1
De «desserrer les freins» aux approches ciblées
Les immunothérapies de première génération ont démontré que desserrer les freins des cellules immunitaires pouvait induire des réponses significatives, mais elles ont également révélé les limites d’une activation immunitaire trop large. Ces enseignements façonnent aujourd’hui les approches de nouvelle génération, qui mobilisent le système immunitaire avec davantage de précision : en ciblant des voies spécifiques et des types cellulaires pour une réponse immunitaire plus coordonnée et adaptée.2
En synchronisant les première lignes de défenses rapides de du système immunitaire avec sa réponse tardive plus ciblée, ces thérapies émergentes pourraient offrir une activité anticancéreuse plus profonde tout en garantissant une maîtrise de la tolérance.2,3
C’est cette promesse qui guide notre travail chez Ipsen. Fondés sur la précision, la sélectivité et une compréhension approfondie de la biologie du cancer, nous progressons un portefeuille croissant de programmes en immuno‑oncologie, couvrant les tumeurs solides et les cancers du sang, avec des activateurs de cellules T, des engageurs de cellules T ainsi que des anticorps‑conjugués ciblés. Je suis particulièrement inspiré par le potentiel des approches d’I‑O nouvelle génération àoffrir des traitements mieux tolérés aux patients atteints de leucémie myéloïde aiguë, un domaine où les besoins médicaux non satisfaits restent extrêmement élevés.
Regard vers l’avenir
Le rythme des avancées en I‑O est remarquable, mais la véritable mesure du succès ne réside pas dans la sophistication scientifique. Elle tient dans la capacité de mettre cette précision au service des patients vivant avec des cancers comme la leucémie myéloïde aiguë, où les options thérapeutiques actuelles demeurent insuffisantes. Les outils deviennent plus performants. La question est désormais de savoir à quelle vitesse nous pourrons combler cet écart.
Yin Q, Wu L, Han L, et al. Immune-related adverse events of immune checkpoint inhibitors: a review. Front Immunol. 2023;14:1167975. Published 2023 May 25. doi:10.3389/fimmu.2023.1167975
Garg P, Pareek S, Kulkarni P, Horne D, Salgia R, Singhal SS. Next-Generation Immunotherapy: Advancing Clinical Applications in Cancer Treatment. Journal of Clinical Medicine. 2024; 13(21):6537. https://doi.org/10.3390/jcm13216537
Li C, Yu X, Han X, et al. Innate immune cells in tumor microenvironment: A new frontier in cancer immunotherapy. iScience. 2024;27(9):110750. Published 2024 Aug 17. doi:10.1016/j.isci.2024.110750
Nick Gagnon, Vice-Président et Responsable des Partenariats en Phase Avancée
Pourquoi le partenariat en phase avancée exige une vision plus précise
Le partenariat en phase avancée est exigeant — à forts enjeux, intensif en capital et extrêmement concurrentiel. Le coût d’un mauvais partenariat n’est pas seulement financier ; c’est aussi la perte d’une opportunité d’avancer un programme qui aurait pu transformer la vie des patients mais qui n’a pas trouvé le bon partenaire au bon moment.
Sans une philosophie fondée sur la raison d’être, même les organisations bien dotées en ressources risquent de privilégier la nouveauté plutôt que l’impact, et le volume des accords plutôt que leur valeur. C’est précisément ce piège qu’Ipsen s’attache délibérément à éviter.
La stratégie d’Ipsen : la raison d’être comme avantage concurrentiel
Pour nous, le partenariat commence avec la raison d’être. Nous sommes guidés par l’impact, en nous demandant : « Cette science est-elle réellement transformationnelle pour les patients ? » et « Sommes-nous la bonne organisation pour l’accélérer ? ». Animés par cette ambition, nous appliquons un filtre volontairement exigeant, recherchant une justification scientifique solide et le potentiel de redéfinir les standards de soins. Cela implique de collaborer avec des partenaires qui partagent, dans leur ADN, notre ambition et notre conviction, tout en s’alignant sur notre expertise thérapeutique et nos infrastructures en Oncologie, Maladies Rares et Neurosciences.
Cette dernière année, j’ai une nouvelle fois constaté la clarté avec laquelle cette stratégie de partenariat prend vie. Les décisions que nous avons prises n’ont pas toujours été faciles, mais nous sommes restés fidèles à nos principes, en nous engageant exclusivement dans des programmes ayant le plus haut potentiel d’impact significatif pour les patients.
L’avenir des collaborations biopharma
L’avenir des partenariats repose sur des décisions réfléchies et de grande qualité. Chez Ipsen, nous sommes focalisés sur une question clé : les programmes que nous soutenons parviennent-ils aux patients qui en ont besoin, et notre intervention a-t-elle réellement accéléré cette trajectoire ?
Les patients ne ressentent pas l’impact des accords que nous signons, ils ressentent les médicaments qui leur parviennent. Et c’est à cela que ressemble la science guidée par la raison d’être.
Pour de nombreuses personnes chez Ipsen, l’impact de leur travail se révèle à travers les histoires de patients, les avancées scientifiques ou les moments partagés avec leurs collègues. Pour Émilie Manier, Assistante de Direction Senior, cette prise de conscience est survenue dans une situation bien plus inattendue : un dîner entre amis.
Émilie a rejoint Ipsen en 2022 et fait partie de l’équipe internationale, soutenant le Vice-Président Exécutif, Responsable International, et coordonnant des équipes dans différents pays. En tant qu’Assistante de Direction Senior, elle aide à l’organisation des tâches de l’équipe pour faciliter la collaboration et permettre aux dirigeants de se concentrer sur les priorités clés. Bien qu’elle ne travaille pas directement avec les patients, elle contribue, en tant que membre essentiel de l’équipe, à permettre aux dirigeants et aux équipes de prendre des décisions qui ont un impact concret sur la vie des gens.
Émilie se souvient du moment où tout a pris sens concernant l’impact de son travail chez Ipsen. Un soir, lors d’un dîner informel entre amis, la conversation a tourné autour de la santé. L’une de ses amies a mentionné que son médecin lui avait prescrit un traitement. Un traitement Ipsen.
« Je me suis dit : ‘Ah, en fait, c’est réel.’ »
Une autre amie à table a ensuite partagé qu’elle avait elle aussi suivi un traitement Ipsen. À ce moment-là, Émilie a réalisé que les personnes bénéficiant des médicaments Ipsen ne sont pas seulement des histoires de patients lointaines. Elles peuvent être les personnes assises juste en face de vous.
« Être à cette table et entendre des gens parler de nos traitements m’a rendue incroyablement fière », raconte-t-elle. « J’étais vraiment reconnaissante de travailler pour une entreprise qui impacte réellement la vie des gens. »
Nouvelle dans notre série Une vie dans la science, nous rencontrons Audrey Clapéron, Translational Biology Director, qui évoque le rôle essentiel des données dans l’avancée de la recherche. Elle explique comment diriger une équipe de pharmacologues et fournir des données de haute qualité pour le développement clinique la motive chaque jour et la garde proche des patients qui pourront un jour en bénéficier.
« Les données sont vraiment à la base de tout. Elles apportent des preuves objectives pour la prise de décision et sont donc essentielles pour le projet », explique Audrey Clapéron, Translational Biology Director chez Ipsen.
Son travail consiste à veiller à ce que chaque projet repose sur des résultats fiables. « Mon quotidien consiste à m’assurer que toutes les données pharmacologiques sont fournies au projet. Je dirige également une équipe de pharmacologues in vivo et in vitro. »
Ces données ne sont pas abstraites : elles sont essentielles pour faire progresser les découvertes. « Nous sommes très proches des patients, car nous fournissons des preuves et des données pour le développement clinique ; les patients sont presque ici avec nous. »
Ce sentiment de proximité avec les patients guide la manière dont Audrey et son équipe relèvent les défis. « Quand les choses deviennent complexes, je reviens toujours aux priorités du projet : fournir de nouveaux médicaments innovants aux patients, établir des priorités si nécessaire, communiquer avec l’équipe et offrir une vision claire pour que le projet puisse avancer. »
La perspective d’Audrey montre que les données ne sont pas qu’une source d’information : elles sont la preuve qui permet aux médicaments de progresser, avec les patients toujours au centre.
« Nous faisons de la vraie science. Pour de vraies personnes. Et nous le faisons ensemble. C’est ce qui compte le plus pour moi. » – Alison Mason
La science derrière la culture cellulaire et la fermentation fait rarement la une. Mais sans elle, aucun traitement n’atteindrait un patient. Alison Mason le sait mieux que quiconque. Elle dirige l’équipe Cell Line and Upstream Process Development et assure le leadership CMC (Chemistry, Manufacturing, and Controls) pour soutenir le pipeline de produits biologiques d’Ipsen, aidant à transformer la science en phase précoce en matériel clinique prêt à l’emploi.
Son travail sur le site de Wrexham inclut l’un des plus grands programmes de développement clinique de l’entreprise. « C’est une molécule complexe, et nous la fabriquons en interne », explique-t-elle. « Nous avons développé le procédé depuis les étapes précoces jusqu’à la production clinique avancée. »
Le rôle d’Alison combine précision et persévérance. « Il faut s’assurer que le rendement est correct. Que la qualité est constante. Que chaque lot est fiable. Et lorsque quelque chose ne va pas, on le corrige—pas seul, mais avec l’équipe. »
Cet état d’esprit se reflète aussi dans son travail sur des actifs issus de partenariats. Elle apporte une expertise CMC pour plusieurs candidats en oncologie au stade de découverte, notamment ceux issus de la collaboration d’Ipsen avec Marengo Therapeutics. « Le partenariat est vraiment stimulant », dit-elle. « Nous apportons des compétences complémentaires, et la science repousse les limites. »
Ce qu’Alison apprécie le plus, ce sont les personnes qui travaillent ensemble pour concrétiser l’innovation chez Ipsen. « On peut avoir le meilleur plan, mais sans les bonnes personnes, il ne mène nulle part », dit-elle. « Ici, chez Ipsen, nous avons une équipe qui s’engage à la fois pour le travail et les uns pour les autres. »
Nouvelle dans notre série Une vie dans la science, nous rencontrons Mary Jane Hinrichs, Senior Vice President et Head of Early Development, qui revient sur son parcours, de la découverte d’une passion pour la pharmacologie à la direction des premiers essais cliniques chez l’humain. Elle partage la manière dont l’équilibre entre stratégie, science et concentration constante sur les patients la motive à façonner l’avenir des traitements.
« C’est mon intérêt pour la manière dont les médicaments interagissent avec le corps qui m’a donné envie de me tourner vers la science », explique Mary Jane Hinrichs, Senior Vice President et Head of Early Development chez Ipsen. « Pour être honnête, au début de mes études, je n’aimais pas vraiment les sciences fondamentales. Puis, un jour, j’ai suivi un cours de pharmacologie et j’ai compris à quel point les substances chimiques pouvaient influencer notre vie quotidienne. Cela m’a fascinée, et j’étais très heureuse de pouvoir en faire ma carrière. »
Le travail de Mary Jane consiste aujourd’hui à faire passer les candidats médicaments aux premiers essais cliniques chez l’humain. « Mon rôle chez Ipsen, en tant que Head of Early Development, est de conduire les candidats médicaments prometteurs jusqu’à la preuve de concept clinique précoce. Cela signifie que nous identifions les modalités les plus prometteuses, souvent avec des partenaires externes, et que nous élaborons la stratégie pour les tester chez l’humain pour la première fois. »
Elle a connu des découvertes marquées par des défis et des avancées majeures. « Nous avions un candidat avec une pharmacologie exceptionnelle, capable de faire quelque chose qu’aucun autre n’avait réussi à faire auparavant. Le problème était qu’il ne pouvait pas être administré par voie orale… nous avons réussi à le transformer en une formulation efficace, et il est désormais utilisé chez des patients avec de très bons résultats. »
Pour Mary Jane, la réussite dans le développement précoce repose sur un principe immuable : « Il est essentiel de garder le patient au cœur de tout ce que nous faisons. »
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